dimanche, 01 août 2010

Philip Koster au top



Une petyite video signée Kevin Pritchard consacrée à Philip L

Koster qui y fait montre d'un talent franchement hallucinant en vagues sur le spot de Pozo Izquierdo...Enjoy

 

http://vimeo.com/13493551

 

 

Cette video est également l'occasion de voir la nouvelle voile de vagues de Neil Pryde, l'Atlas.

 

lundi, 26 avril 2010

Du kite du wind , du fun

Avril 2010 Fuerteventura.

Pour la petite histoire nous étions partis une semaine au départ et un certain volcan islandais en a décidé autrement nous octroyant la chance et l'avantage de rester sur place une semaine de plus pour bénéficier des largesses du buffet de l'hôtel.

le Spot:

Normalement Sotavento fonctionne babord amure en version side off shore avec un plan d'eau très plat. Durant la quasi totalité du séjour il a fonctionné tribord (side shore puis side off) de petole molle à 45 noeuds.

La plage est immense et même si elle est parfois très peuplée le paysage est toujours appréciable avec les superbes collines en arrière plan, malheureusement enlaidies par les quelques hôtels du coin (transformé en réservé naturelle)

l'hotel

Un hotel 4* sur le papier... l'architecture est plutot moche les infrastructures datent de la fin des 70' et ont été rafraichies récemment. Mais globalement ca reste assez moche. Les chambres sont assez basiques, avec un confort satisfaisant et une déco pas top mais là c'est une question de goût. Coté nourriture (on est pas francais pour rien...), c'est assez varié et les petits dej sont vraiment agreables, mais le buffet matin midi soir on s'en lasse vite et au bout de 15 jours, bof bof...

le centre de windsurf

Super pro géré nickel, j'ai halluciné sur le matos à disposition. En 4 jours de navigation en planche j'ai pu tester 4 voiles et 4 planches.

Les gréments pryde c'est du top niveau meme en version world cup (la version premium propose la version tout carbone...). L'occasion de tester la Fly, le jouet de neil pryde en 3.6, 4.8 et 5.4. Quelque soit la surface on a l'impression d'avoir une voile plus petite entre les mains et presque aussi puissante qu'une surface supérieure. LA 4,8 est dementielle et a autant de patate qu'une 5.0 avec une maniabilité de premier ordre. LA 3.6 etait tout simplement geniale dans des conditions pas faciles (45 noeuds en moyenne avec des claques a plus e 50 noeuds...gloups) avec ce qu'il faut de puissance pour rester stable. En 5.4 je ridais a côté de mecs qui avaient sorti les 6 metres et plus...J'ai aussi fait une sortie en 6.1 firefly, l'impression de rider en 5.7 avec de la peche, une bonne stabilité et un esuper manoeuvrabilité.

Côté boards, j'ai testé la JP freestyle wave en version 85 litres (ma planche réservée), une bombe de planning qui accelere vite et fort avec une bonne maniabilité. Un peu raide sous les pieds dans le baston, ca tape sur le clapot, mais ca reste gérable. Autre JP j'ai testé en petites conditions la Freestyle 98 litres. Super tendue elle plane tres tot et je me suis franchement marré a me tirer la bourre avec des mecs en 7 metres (j'avais 6.1...), caccelere vite et ca tourne bien.

Chez Starboard j'ai essayé la Kode en 68 litres (avec la 3.6 fly), probablement la session la plus agreable que j'ai faite avec un matos de baston. La planche hyper legere, tres reactive sous les pieds, un vrai jouet, que du bonheur. PAs eu le temps de la tester en version 86 litres dommage, j'aurai voulu voir la difference avec la JP. Derniere planche testée, la Flare Starboard en 98 litres. Aussi performante et stable que la JP mais moins l'impression de taper le clapot et super agreable au jibe.

Petit truc pour le choix de voile: l'anemo du centre ne donne pas la puissance sur l'eau mais a terre, il ya souvent une difference avec plus de vent sur l'eau...Je prenais generalement un demi metre de moins que la plupart des riders (je fais 70 kilos et j'utilisais des planches qui planent tot et des voiles assez pechues)

LE centre de kite

Tout le matos est Cabrinha, là aussi c'est du sérieux avec 4 types d'ailes et 5 types de boards.

Pour ma part c'etait surtout l'occasion de prendre des cours , merci a Patrick mon instructeur Suisse pour sa patience et ses conseils.  Il y avait beaucoup de kites sur l'eau, plus que de planches a voile c'etait assez impressionnant surtout quand la lagune se remplit et est sillonnée par des hordes de kiteux ;o)

 

lundi, 22 mars 2010

Ecotrail Paris 2010: 50 kms au soleil

Après 2 semaines d'intenses cogitations autour de thèmes comme la météo, quel t shirt choisir, faut il mettre un collant long, un short ou un string et des tongs, me voila réveillé à 6H30 en ce beau samedi 20 mars...Beau c'est vite dit il pleut, seul le mercure a décidé de pointer son nez depuis hier , au delà des 15. Bon là c'est le petit matin il fait environ 11°C.

Petit déj', je baille tant et plus mon fils a tres mal dormi et nous aussi.
Petit coup de pression avec la pendule, je me hâte quelque peu pour finaliser mon sac.
Au final je pars en short et cuissard et avec un t shirt zippé et des manchettes et un coupe vent sans manches ultra léger. Avec les booster ca donne un bon look de footeux des bois, j'adore ;o)
Metro ligne 6, je baille encore et toujours, tiens un mec en collant!
Stop à bir Hackeim, on se retrouve sur le quai du RER C, où il y a pas mal de coureurs, certains arborent leurs dossards et semblent déjà prets à en découdre...
Dans le train les conversations vont bon train, la méteo, le type de terrain, quelles baskets tu prends, combien de ravitos, quelles courses t'as faites, bref la routine du coureur. On enchaîne avec le bus, on est un peu tassé mais ca passe, direction Versailles.
Il pleuviotte un chouilla, il ya un peu de vent mais rien de catastrophique, d'ailleurs hormis les grosses averses ils ont annoncé jusqu'à 17 ° aujourdhui, ca promet d'être chaud.
Question préparation, ca a été un peu plus juste que pour la saintelyon cette fois. 4 séances par semaine, voire 5 quand vraiment il fallait, pas de seance de renforcement musculaire,hormis les pompes (utile pour supporter le sac à dos...), et surtout gros manque de sommeil (merci mon fils chéri :o) ), bref moyen la forme.Du coup je suis pas hypra serein et même un peu stressé, alors que je grignote tranquillou mon gatosort, arrosé de larges rasades de jus de pomme/ eau. Je m'envoie un gel antioxydant 30' avant le start et rend mon sac coureur. Tiens je viens de croiser Dominique Chauvelier qui s'échauffe...ca va envoyer!
Je repasse la veste par dessus le tout car mine de rien ce petit vent te refroidi, autant être bien avant de partir. Je rentre dans le sas de départ et suis bientot rejoint par Nathalie et Jean Marc. Le briefing est assez inaudible, ca papote dans tous les sens. Re élément de stress pour un manique de la préparation mentale comme moi, je n'ai aucune idée de l'emplacement des difficultés, de la longueur des montées, de leur fréquence, des sequences de plat, bref l'inconnu total.
Musique d'ambiance je n'allume pas encore l'Ipod et me laisse bercer par la douce mélopée (hum...) puis c'est le départ, on marche dans la cohue jusqu'à l'arche puis ca pousse eton part en courant direct. Le rythme est assez rapide pour un départ c'est la grosse ambiance, on fait le tour du grand canal pour étirer le peloton et moi je perds nathalie et jean Marc. Comme ca part fort, je décide de suivre, ce qui n'est pas forcément très malin. C'est très roulant on courre, c'est tranquille, pas de difficulté, on sort de versailles on alterne les sentiers faciles, la route et les sections (petites) en ville puis c'est les bois. Un peu de gadoue mais rien de très hardcore, globalement ca reste super roulant.
Les bénévoles sont super cool , ca sourit de partout, on nous encourage (merci les prenoms sur les dossards ), c'est  la fête. Les bois traversés sont vraiment sympas globalement, on se croirait vraiment très loin des villes par moment. Dans le peloton ca continue à une allure que je trouve un peu rapide pour moi, donc je lève le pied sur le plat. Je continue sur ma stratégie de base: marcher dans les montées sans perdre de temps et en profiter pour s'alimenter, accélérer dans les descentes et tranquille sur le plat. Il commence à faire déjà chaud, j'ai abaissé les manchettes et ne regrette pas mon choix de vêtements, nombre de coureurs s'arrêtent pour se changer, déjà trempés de sueur.
2H24 de course, je sors de ma rêverie (l'ipod ca isole pas mal quand mêle) pour constater que j'arrive au premier ravito. Au vu du timing, j'ai l'impression de m'être complètement emballé sur la première moitié du parcours, il ya peu de monde au ravito je remplis mon camel a bloc (aouch 2 litres) en me demandant ce qui c'est passé, le speaker annonçant la 4eme féminine qui arrive au ravito. Gloups, je suis vraiment parti vite. Je retire la veste coupe vent et repars tranquillou.
La deuxieme partie m'a semblé plus difficile que la premiere, plus de sentes en single, plus d'enchaînements montées descentes, ca y est je commence a sentir mes cuisses. J'ai un peu de mal à manger, suis un peu écoeuré par le sucré on dirait. 2eme gel antioxydant, dans la montée, larges rasades d'eau , je continue à avancer. A un moment des mecs me dépassent, je continue à les suivre de vue, me retourne et là surprise y a plus personne derriere...un peu de bouillasse, de jolies descentes en lacets, des clairieres, c'est vraiment sympa. Le 2eme et dernier ravito arrive comme le premier, de maniere surprenante, comme un cheveu sur la soupe. Je m'arrete pour remplir un verre d'eau pétillante et repars en marchant en me disant que la mesure du tracé est probablement erronée et sur estimée. Ilf ait de plus en plus chaud et j'ai mal aux cannes, j'ai l'impression de me trâiner depuis le 30ème, shit ca me rappelle le coup du mur des 30 au marathon, j'ai du trop forcer sur la premiere moitié et maintenant je vais prendre cher. Pas tres optimiste le gars...Qu'à cela ne tienne je finis mon verre et repars en trottinant légèrement. Nouveaux sentiers, petite descente et là soudain, j'apercois la tour Eiffel, déjà.
Maintentant j'imagine ce qui m'attend, quelques 9 kilometres de plat et faux plats sur les quais, le truc interminable ou il faut garder du mental pour finir. Je trotinne toujours, a peu pres a 10KMS/heure, ca passe encore, je discute avec un mec au passage qui a l'air de souffrir plus que moi, il s'arrete pour marcher, je continue...Ca y est on est en ville on croise des voitures partout, des bénévoles (merci encore à eux) aux carrefours, ca klaxonne dans tous les sens, ils sont énervés ces parisiens ;o)
Plus j'avance, plus ca devient difficile, cette fin de parcours se transforme lentement mais sûrement en galère...gloups, va falloir tenir. Je sors le truc qui m'avais sauvé à la saintelyon, le gel red tonic sprint air au bon gout mentholé...Là ca fait pas le meme effet, je suis cuit, je relance pas plus et je marche meme dans les petites côtes. Je m'accroche et continue, je commence à en avoir marre c'est pas bon signe. On change de rive, je sors un gel coup de fouet pour finir, ca passe mais je suis pas en grande forme. Escalier, je marche, on rechange de rive, je continue a courir vaille que vaille, il fait super chaud et là je me dis que j'ai bien fait de finalement ne pas prendre mon maillot noir ;o). Les gens sur les bords de route sourient et m'encouragent ca aide pour finir, bientôt enfin, je vois les fanions de l'arrivée, j'allonge le pas et franchis l'arche en 4H 38min 55 secondes.
je suis très content d'en avoir fini, j'ai mal aux jambes et suis vidé, peut être une petite hypo sur la fin...Les pâtes sont les bienvenues pour retaper le bonhomme.
Que retenir?
Glop:
- Les bénévoles , ils sont nombreux et ont été tip top tout au long du parcours, à nous encourager ou nous fournir de l'eau , de la nourriture
- la logistique de l'épreuve: pas d'attente au retrait des dossards
- Le côté écolo de la manifestation. Perso j'y suis très sensible et ca colle vraiment bien avec l'esprit de la course: utilisation des transports en commun, pas de gobelets dans les ravitos, la charte éthique, la petite poche à déchet (ca c'est vraiment bien vu en plus c'est franchement utile)
- Le t Shirt finisher + le sac à chaussure Mizuno
- L'esprit trail dans la semi autonomie avec un premier ravito à mi parcours
Moins glop:
- La mesure du parcours: les distances complètement faussées rendant très difficile la gestion de l'effort
- Le manque d'information sur le parcours: dénivelé, emplacements des difficultés...(encore que là ca laisse place à la surprise et à l'improvisation), dommage pour le briefing
- Le chrono déclenché au même  moment pour tout le monde quelque soit la distance qui sépare de l'arche de départ (mais bon au vu du faible nombre d'inscrits c'est pas trop grave)
En résumé: une course à découvrir , l'occasion de courir dans des endroits sympas, au milieu des bois, avec des passages en ville et un finish (long...) au pied de la tour Eiffel.
Entraînement:
Comme le boulot était particulièrement intense ces derniers mois et que mes nuits sont courtes, la écupération n'était pas aisée.
Apres la Saintelyon, j'avais donc décidé de partir sur un plan d'entraînement plus light. Plan d'entraînement sur 11 semaines dont 3 premières semaines consacrées a des séances plutôt rapides.  Séances de côtes, de la VMA et du seuil.  Plan en 8 semaines, facon plan marathon (4 seances par semaine) avec des footings rallongés et des seances longues, et des seances en côte à allure tranquille, voire des marches en continu dans les escaliers: montées descentes.
EN plus deux blocs le samedi dimanche avec 35 kms en 2 seances a S-3 et S-2.
A modifier: les séances de renforcement musculaire a remettre...LEs sequences de chaise m'ont fait défaut sur la fin du parcours ;o)
Côté alimentation, je  ne sais si c'est la chaleur, mais j'eprouvais des difficultés pour m'alimenter normalement, un certain degout du sucré. Je pense ne pas avoir bu suffisamment au regard des temperatures, du coup la fin de parcours a été d'autant plus dure: petite déshydratation et probablement un début d'hypoglycémie. A mediter...

jeudi, 24 décembre 2009

No limits

Sans doute un des plus gros moves de l'année en windsurf, cette séquence est je trouve super impressionnante...C'est super technique ca va vite, c'est explosif, du grand, du beau windsurf quoi ;o) la video est ici.

 

 

 

mardi, 08 décembre 2009

Ma premiere Saintelyon

Saint Etienne 19H40, le TGV s'arrête et la voix du contrôleur retentit:"la SNCF souhaite une bonne nuit...à tous les concurrents de la Saintelyon".

Je rigole franchement et d'autres personnes du wagon font de même. Ils sont nombreux les coureuses et coureurs montés dans ce train pour participer à la doyenne des raids. Mi trail, mi course sur route, 100% raid nocturne, cette course m'avait attiré à plus d'un titre depuis 2 ans. Trop peur de plonger directement sur du long et de me taper une galere à se dégouter de la course j'avais reporté ma participation.
De lecture en lecture j'étais tombé sur le blog d'arthur baldur et de parcourir ses comptes rendus de course m'avait fortement donné envie d'en faire autant. Mais bon, quand on courre 3 fois par semaine, avec une sortie longue d'un max de 2 heures ca fait un peu short...De fil en aiguille j'ai fini par faire un marathon au printemps dernier (paris en 3H59), une expérience sympa mais qui m'avait fait mal aux jambes (fin de parcours difficile) et pas forcément le mega fun  tout le temps (courir en ville en fait c'est pas tout à fait ce que je préfère) même si l'émotion à l'arrivée était forte.
Mais de là à se lancer sur la STL ...il y avait un peu plus qu'un pas, finalement franchi en juin avec l'inscription en ligne pour la STL 2009...et 6 mois plus tard je me retrouve à marcher avec une foule de coureurs de la gare au parc des expos de St Etienne. C'est marrant il est à peine 20 heures, ca caille il fait nuit et on croise des types en collant prêts à en découdre...il reste encore 4 longues heures à patienter .
Première étape, le retrait des dossards. L'intérêt de m'être inscrit très tôt c'est que j'ai eu droit à un dossard numéroté 103 donc dans la premiere file de retrait des dits dossards avec seulement 4 personnes devant moi, le pied pour moi qui déteste les files d'attente.
Le welcome pack est composé de l'essentiel: le road book 2009 , la fiche sécurité, la puce à accrocher à la cheville, le gobelet en plastoc réutilisable (une bonne initiative pour éviter les gobelets partout sur les chemins et des sacs poubelles a n'en plus finir aux ravitos mais force est de constater que nombre de gobelets ont cependant été perdus en cours de route car difficiles à arrimer au sac...) et la casquette Saintelyon qui va bien (verte comme ma veste coupe vent).
S'ensuit 3 heures d'attente à manger, boire, se reposer dans le duvet, vérifier la bonne marche de la puce, ne pas se faire marcher dessus par les innombrables coureurs qui traversent le parc des expos (plusieurs milliers de personnes dans cet espace qui fait presque exigu tant il y a de monde...)
23H15 je suis équipé de pied en cap et viens de laisser mon sac à la consigne, direction Lyon, me voilà plus léger.
Quelques bouchées de Gatosport de plus tard je pose pour la photo souvenir au stand Areva  avec  la legende en fond: "69 kms même pas peur"...hum me voilà pleinement rassuré.
23H45 il fait frais, mais il ne pleut pas (il a plu quelques gouttes a une heure du départ mais ca s'est heureusement arrêté juste à temps). Les 4500 personnes du raid individuel se pressent sur la ligne de départ, "Baby light my way " de U2 résonne et bientôt c'est le départ.
JE marche tranquillement jusqu'à l'arche de départ avant de déclencher le chrono, je verouille le chrono et ... continue à marcher, pendant 200 metres, avant de trotinner pour remarcher 20 metres plus loin. La foule est compacte, les rues pas super larges, ca n'avance pas. En même temps je me dis qu'on a encore 69 bornes devant nous donc inutile d'en rajouter. Il n'empêche, la zone de départ c'est pas vraiment ça on marche, on trottine puis on courre dans une zone industrielle et commerciale, sans la frontale car l'éclairage public est largement suffisant. Ca grimpe au bout de quelques kilomètres, ca grimpe même pas mal en fait et soudain au bout de 58 minutes, les lumières disparaissent et on se retrouve sur un petit chemin.
j'allume la frontale et c'est parti on accélère un peu sur le chemin qui s'avère très vite être franchement boueux, avec des ornières bien profondes, remplies d'eau, comme on pouvait s'y attendre. Finalement la première section passe assez rapidement je courre sans cesse, marche vite dans les montées mais sans chercher à forcer comme on me l 'a conseillé. (merci JEan Luc et Stéphane pour ces judicieux conseils)
Premier ravitio: St christo en Jarez je ne m'arrête pas comme prévu et continue direct sur la suite, je passe de la bouteille de solution isotonique au camel back d'eau et attaque une premiere barre ovomaltine, tranquillement en marchant (en courant c'est hard de bouffer en même temps...) , la suite de l'aventure est la même, des chemins de la boue, des caillasses, un peu de bitume, je courre, marche et désespère devant le sublime panneau peu après le ravito: arrivée à 50 KMS (là c'est de la torture mentale), j'essaye d'accélerer en descente et de marcher régulièrement et vite en montée sans trop perdre de temps sur les parties un peu plus plates.
Grosse partie de fun entre le ravito de St Moreau (que je zappe également) et ste catherine et continue à bonne allure (relative la bonne allure hein :o) ) vers sainte catherine ou je m'arrete pour recharger le camel. JE m'envoie un premier gel coup de fouet, les montées s'enchaînent et c'est assez long, faut marcher, puis courir dès que c'est possible avant de remarcher 300 mètres plus loin...La descente dans le bois d'arfeuille est notée "technique" dans le road book et c'est vrai que les pierres , la bouillasse et les feuilles associées à une bonne pente n'aident pas vraiment au confort...je trouve peu à peu mon rythme d'alimentation (jamais fait d'aussi longue course avant donc forcément on tatônne par moments) avec un gel ou une barre tous les 3/4 d'heure environ, sinon je sens que ca va pas trop passer. Et au vu des nombreuses personnes qui vomissent en marge des chemins et au beau milieu des ravitos je fais franchement attention sur les aspects alimentation. Par contre je continue a boire très régulièrement sans souci.
Je zappe le ravito de St Genoux et continue sur ma lancée dans une descente assez longue vers soucieu en Jarrest ou je fais un stop ravito camel back , verre d'eau à bulles et pâte de fruit. Un petit coup d'oeil au profil de la course me fait vite comprendre que les 2 prochaines heures vont pas être forcément très drôles: il y a une succession de 2 belles bosses à négocier avant une bonne descente avant d'arriver au ravito de Beaunant situé à 12 kilomètres de soucieu. J'ai dépassé la distance du marathon et je suis encore capable de courir donc va bene , avanti tutti, on y go...PEtit problème technique du côté de mon cardio , je n'ai plus de vitesse indiquée, l'accéléromètre a décidé de me faire faux bond, je n'ai plus ni vitesse instantanée, ni distance totale, mega shit., la faute à la  boue sans doute...me reste l'heure et les pulsations cardiaques...
cette partie s'avère assez longue, mine de rien les 12 bornes qui séparent les 2 ravitos quand tu es bien cramé après 45 bornes tu commences à les ressentir. Du coup je m'arrête au ravito de Beaunant le temps de boire un nouveau verre d'eau à bulles, c'est frais et ca désaltère et en plus ca aide à diluer le 2 eme gel coup de fouet (Schlaka, spéciale dédicace à Seb) , indispensable petite précaution avant ce qui se profile à l'horizon. Car lire le road book ca sert généralement pas mal et en l'occurence ca m'a évité de (trop) râler. En effet, juste à la sortie de ce ravito, je me retrouve nez à nez avec une bonne grosse côte à gravir en marchant (en courant faut vraiment en vouloir, surtout après 57 kilomètres au compteur...) . PAs de panique, j'ai 26 minutes d'avance sur le timing le plus optimiste que j'avais sorti (timing issu du fichier de M. Remy Poivert, basé sur le temps référence 8H20 min nécessaire à l'obtention de la Saintelyon de Bronze, au passage, ce soft est super efficace, j'ai été bluffé). donc je marche dans la côte sans chercher à pousser trop fort sur les jambes, c'est long ca use et après ca il y a encore une dizaine de bornes à aligner.
La bonne blague du jour c'est le changement de parcours opéré par rapport au plan à ma disposition...JEne comprends rien ca monte tout le temps ca n'en finit pas c'est long et c'est casse pattes dans le vieux Lyon. Je marche souvent, pas mal de coureurs me dépassent mais là honnêtemment je m'en fiche complètement il est presque 7 heures du mat, je commence à être vanné et je sais que ce 'est pas tout à fait fini à en croire les échanges que j'ai eus sur la fin de course et tout ce que j'ai pu lire ici ou là, la fin est longue et usante "il faut en garder sous la semelle, sinon tu pleures sur les quais" (le road book 2009 est d'ailleurs ainsi libellé sur ce passage: "la descente finale sur Lyon (quelques descentes raides et escaliers qui font mal aux jambes), la remontée sur Fourvière (nouveauté 2009) et les derniers kms quasiment plats mais qui paraissent interminables aux finishers il faut en garder absolument pour ce final sinon c'est un cauchemar" sic)...PAroles de sage, je me méfie donc et reste cool dans les dernières montées, préférant marcher quand ca tire un peu (quelle feignasse). Bon mais ce dernier ravito ils l'ont planqué où? Parce que là il est 7H15 , je commence à cailler par moments et j'en a iun chouilla marre de me casser les pattes dans les escaliers, de courir sur les pavés du vieux Lyon .
Ah le ravito, enfin. Je refais un stop (petite parenthèse, au marathon de PAris je m'etais arreté au ravito du 40 ème kilomètre, un coup à ne pas repartir...) pour boire un bon verre d'eau pétillante et sortitr l'arme secrète du moment le gel red stonic sprint air, au bon goût de menthol, le truc qui te réveille -...ca passe nickel, pas de nausée (j'avais jamais testé ce truc avant ce qui n'est pas la meilleure idée...) et repars en courant me taper les  5 denrières bornes... JE me dis que j'irai jusqu'au ubout en courant à une vitesse corrrecte sans marche sauf si ca monte mias c'est tout plat la fin de parcours, don faut juste s'accrocher .
La fin de parcours se fait en longeant les quais, c'est vraiment long, pas très drôle comme partie de parcours et déprimant quand on se fait dépasser notamment par les relayeurs qui sont un peu plus frais, d'ailleurs ca m'énerve un tant soit peu et j'accélère...Enfin après un dernier virage, on tombe sur les éclairages du parc Gerland, une petite course près des bassins encore un virage et une ligne droite vers l'arche Nike, mais ca continue encore quelques 100 metres plus loin dans le hall de gerland ou se situe l'arche finale.
Gros moment d'émotion je suis super content avec un joli t shirt "finisher" en prime et je viens de terminer en 7H 44, bien au delà de mes estimations les plus optimistes , c'est cool.
Entrainement:
Pour me permettre d'envisager de finir la course en courant le plus longtemps possible j'ai basé mon plan sur un plan marathon en 10 semaines auxquelles j'ai ajouté un cycle de 4 semaines de preparation: de la vma et du seuil...
Modification par rapport au plan marathon classique, je  n'ai pas fait de seance de seuil mais intégré par moments une allure marathon dans es longues sorties. Les sorties ont été allongées selon le système de bloc pour atteindre en cumul max: 52 kms sur 3 jours: 2 sorties longues d'affilée sur 2 jours et un footing sur une heure le troisieme.
Autre modif, ajout de seances de renforcement musculaire et de sequences marchées dans les sorties longues ou en plus, notamment dans des escaliers...ca fait mal aux jambes mais ca m'a bien servi.
Max du kilometrage sur la semaine: 72 kms
Petite réflexion sur le plan, je l'ai trouvé dur a tenir a certains moments, car je courrais habituellement 4 fois par semaine en période de préparation et passer à 5 séances a parfois été difficile pour tout concilier: vie perso, boulot, entraînement...donc à certains moments j'ai supprimé une séance dans la semaine pour récupérer. L'alternance citée dans pas mal de mags entre semaines chargées et semaine de repos relatif est sans doute une très bonne chose.
En dernière semaine je m'étais imaginé courir 20 minutes par ci ou par là pour garder du rythme...Au final, j'ai fait un footing d'une heure le lundi et une séance de VMA (8 fois 1' rapide/lent) le mardi avant de commencer à manger des pâtes à fond...Sinon que de la marche dans la semaine
La bouffe:
La bouffe c'est un peu le nerf de la guerre paraît il. A l'entraînement quasi systématiquement je pars avec une boisson (eau ou isotonique type hydrixir) des que ca dépasse une heure ou qu'il fait chaud.
Pour le marathon j'avais bouffé des gels tous les 5 ou 10 kilomètres, sans éprouver de dégoût particulier. Là en revanche avec la nuit le froid et la distance les choses se compliquent. Au final comme souvent dans ces moments je suis parti avec beaucoup trop de trucs dans les poches pour ne consommer qu'une partie de tout ca (j'avais fait le choix d'etre autonome sur le plan alimentaire et de ne prendre que de l'eau aux ravitos et le plus tard possible). Donc au final j'ai consommé une barre ovomaltine, 2 gels coups de fouet "schlaka", 3 gels antioxydants, une pate de fruit et un gel red tonic sprint -ca- te -met- la- ouache- dans- les- derniers- kilo
Pour le reste c'est super classique: pas de régime dissocié, une seance VMA a j-5 associée a une prise de glucides pendant 5 jours, du malto les 3 derniers jours, du gatosport avant de partir.
Le matos:
Autre point névralgique de mon point de vue pour pas se maudire tous les 200 metres ou arrêter prématurément, le matériel a été choisi, testé et sélectionné en fonction de la météo du jour et de mes préférences (on en a tous).
- Chaussettes X socks modèle trail: rien à dire de particulier, elles sont chaudes ce qu'il faut
- Chaussures nike air pegasus trail: un peu light en stabilité dans certaines sections j'ai presque regretté de ne pas avoir embarqué les salomon XT wings...mais l'amorti et la legereté des nike etait parfaits sur les sections (longues sur cette course) de route et de sentiers facile.
- collant long D4: une valeur sure testé par toutes temperatures, par moments je sentais le froid percer au niveau des cuisses mais rien de méchant
- T shirts à manches longues: comme la méteo etait pas trop hard j'ai opté pour une juxtaposition de 2 t shirt: un craft , tip top  pour le snow, la course, ca respire super et c'est chaud en plus d'etre leger, et par dessus un t shirt under armour ML cold gear, compressif, chaud et leger. BOn au bout de 7 heures tout ca etait pas mal mouillé de sueur mais je n'ai finalement pas ressenti le froid de trop.
- veste coupe vent: la veste qui ne me quitte pas beaucoup des qu'il y a du vent: horth face a fait des miracles avec ce gilet super le ger et ultra protecteur: hydrogen vest
-dans le sac en cas de pluie: veste north face hybrid trajectory, super quand il flotte, très legere et confortable.
- la lampe: tikka xp: suffisante surtout aund on courre en groupe mais peut être limite quand on est seul...legere par rapport a d'autres plus puissantes
-les petits plus : les manchons de compression booster: une vraie découverte, ca soulage énormément , les buffs: ca perso c'est un truc que je trouve indispensable, tellement ca apporte de confort....les gants pour gérer quand ca caille (presque pas utilisés cette fois)
- sac à dos: Salomon 10 litres avec pipette the source. Nickel, portage pres du corps ca ne bouge pas et c'est confortable
On met tout le matos sans probleme. Seul regret pas de poche de ceinture, j'ai du rajouter une ceinture D4 et une pochette pour porter les gels ...
A retenir: vu le gobelet il peut etre pas mal de prevoir un système d'attache efficace, genre un boute et un élastique ca pourrait le faire a condition de caler le bazar, le mien etait dans une poche externe et je checkais toutes les 5 minutes de peur de le perdre, ce qui est arrivé à pas mal de monde...